Tarek Boudali et Philippe Lacheau

✏️ Audrey 26 septembre 2017
Tarek Boudali et Philippe Lacheau

À moins de vivre sur une autre planète depuis presque 10 ans, tu n'as pas pu échapper à la bande à Fifi. D'abord avec Reem Kherici, révélation féminine de la bande, réalisatrice de "Paris à tout prix" en 2003 et de "Jour J" cette année. Mais depuis 2005, c'est Philippe Lacheau, Tarek Boudali et Julien Arruti qui forment la bande à l'origine des plus gros succès au box-office de ces dernières années. Avec quasiment un film par an, les trois copains cumulent déjà a plus de 9 millions d'entrées avec Babysitting 1&2 et Alibi.com

Mais cette fois, c'est pour le premier film de Tarek, que Philippe et lui sont venus jusqu'à Ludres le mois dernier pour présenter "Épouse-moi mon pote" à deux salles pleines à craquer de l'UGC Ciné Cité Ludres. Rencontre avec deux potes aussi sympa à l'écran qu'à la ville que l'on a bien envie d'ajouter à son carnet d'adresses !

Vous vous connaissez depuis longtemps, c’était une évidence pour toi de travailler ensemble ?

Philippe : Écoute, ça s’est fait naturellement. On avait Julien (Arruti) en ami commun. Tarek et lui étaient en BTS ensemble, nous, on faisait des vidéos tous les deux et il me parlait beaucoup de Tarek en me disant qu’il était drôle, il imite le paresseux, il s’accroche à des poteaux au bahut. On avait la même passion, la même envie de réussir, l’envie de faire rire les gens. Tarek, c’est un gentil, et je pense que je suis un gentil aussi, c’est pour ca aussi qu’on s’est jamais quittés. C’était comme une évidence.

Vous êtes, à présent, tous les deux réalisateurs, scénaristes et acteurs. Quel est le rôle le plus dur ? Quel rôle préfères-tu ?

Philippe : Pour te dire la vérité, j’adore écrire, c’est un gros kif parce que tu n’as pas les galères du tournage, le problème des heures sup. Tu n’as pas non plus la pression de faire rire quand tu vas montrer le film. Quand tu écris, tu es tranquille, tu es chez toi. Y a pas de limite, les galères arrivent après. Et penser aux conneries qui pourraient faire rire les gens, j’aime beaucoup ça.

Tarek : J’aime les deux. Il faudrait peut-être qu’un jour j’essaye de réaliser sans jouer, pour voir. Je m’éclate vraiment en tant que comédien et c’est pour cela que je n’étais pas pressé de réaliser, je m’épanouis dans ce rôle et j’ai encore plein de choses à apprendre. Quand j’ai écrit le scénario, j’avais déjà les images en tête, et je ne voulais pas qu’on dénature mon bébé, je ne voulais pas le donner à quelqu’un d’autre pour le réaliser. C’est très dur de réaliser et de jouer. Mais à la fin, tu n’as qu’une seule envie, c’est de recommencer… donc j’espère que ce sera pour bientôt !

Tarek est dans une série, tu as fais une apparition dans Scènes de Ménage. Aimerais-tu un rôle plus récurrent à la télévision ?

Philippe : J’ai fait beaucoup de télé, ma première c’était le 25 octobre 2001, j’espère que ça portera chance à Tarek pour la sortie de son film. On a fait beaucoup de télé, mais c’était pour arriver au cinéma. C’est tellement ce que je veux faire depuis que je suis tout petit que, pour le moment, je me concentre sur ce qui m’anime et me passionne.

2005, Le Grand Journal. 2009, Chut Chut Chut. 2013, le 1e film de Reem, « Paris à tout prix ». 2014, « Babysitting ». En moins de 10 ans, la bande à Fifi est devenue la bande à suivre.

Philippe : Y en qui sont allés plus vite, d’autres moins. J’ai le défaut d’être impatient, j’aurais voulu que cela arrive plus vite. Après Canal, je voulais qu’on enchaîne sur le cinéma, mais il y a eu plusieurs années où on n’y arrivait pas, les gens ne nous faisaient pas confiance, mais il n’y a rien à regretter parce que ces années de galère nous ont permis de nous perfectionner. On a écrit beaucoup de films qui ne sont jamais sortis, et je pense que c’est une bonne chose comme ça. C’est Babysitting qui est arrivé en premier et tant mieux, parce que si on avait fait un autre film avant, il aurait peut-être était moins bien.

Si Philippe n’était pas disponible, qui aurait-pu tenir le rôle ?

Tarek : J’aurais attendu Philippe, je trouvais que le rôle lui correspondait vraiment (Rires) Je te jure qu’il était très content quand il a lu le scénario parce que le rôle lui plaisait. Il était en vacances pendant cette période là, et il m’a envoyé une photo de lui avec un petit short en train de taper la pose dans une piscine, il m’a dit « Je suis en train de m’entrainer pour le rôle ». Vraiment, ce rôle, c’est une révélation pour lui, il ne le sait pas encore, c’est tout, et un jour il fera son coming-out ! (Rires)

Quelle est la chose la plus folle qui te soit arrivée depuis que tu es connu ?

Philippe : Je pense que la chose la plus folle c’est quand nous étions au Grand Journal. Kate Winslet était invitée, et j’ai fait un sketch en me déguisant en Léonardo Di Caprio qui était resté 10 ans sous l’eau après Titanic. Je suis arrivé avec un costume avec la peau qui tombe, les dents pourries avec un poulpe dans mon froque et elle a vachement joué le jeu, j’ai même tenté un smack à la fin et elle me l’a fait. Après ça, elle continuait sa promo en Angleterre et aux États-Unis, elle a fait le David Letterman Late Show, et le présentateur ouvre l’émission en lui disait « Vous revenez de France, je crois qu’il vous est arrivé un truc avec un Français ! » Et pendant 3 minutes elle parle de moi. C’était ouf, voir Kate Winslet qui parle de moi aux États-Unis, j’ai trouvé que c’était complètement dingue.

Et y a eu un autre truc depuis que je suis connu, enfin je ne suis pas très connu, mais quand je suis allé aux États-Unis, j’ai croisé Brad Pitt, je lui ai demandé une photo et il m’a dit non. Voilà, c’était une belle anecdote !

Tarek : Les gens sont tous très gentils quand ils viennent me voir, mais une fois y a une meuf qui m’a embrouillé, je n’ai pas compris pourquoi.. J’étais à un évènement, à Porte de Versailles je crois. Y a une fille qui m’a reconnu, elle le dit à sa copine, et sa copine c’était un peu une kaïra, elle vient me voir et elle me dit

      - Hey, excuse-moi c’est toi le mec de la télé et tout ça ?

      - Oui, oui c’est moi

      - Hey Fatima, la vie de ma mère c’est lui, t’as raison !

Et là, elle me regarde et elle me dit :

 - Mais tu crois quoi ?

      - Comment ça je crois quoi ?

      - Et mais moi je m’en bats les couilles que tu sois connu et tout ça

      - Y a pas de soucis je te demande rien

      - Oui parce que toi tu crois je viens comme ça, je te demande si t’es connu. Tu crois que je suis une groupie mais moi j’en ai rien à foutre, moi je m’en bats les couilles de qui t’es !

Après les trois films de Philippe, comment te sens-tu face au public pour présenter ton travail ?

Tarek : Tu as la pression. Le film était fini depuis longtemps mais j’ai voulu laisser du temps entre Alibi et le mien. On n’a pas envie d’étouffer les gens avec nos films. C’était partagé comme sentiment, j’avais envie d’arriver vite à la tournée pour voir comment les gens vont réagir et en même temps j’avais la pression de ne pas savoir comment ils allaient réagir. Quand tu fais un film, tu as juste envie que les gens prennent du plaisir, qu’ils kiffent, j’ai pas envie de les décevoir. Les premières dates qu’on a faites son rassurantes, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut prendre ça pour acquis

Si je te le dis Lorraine, tu penses à quoi ?

Philippe : C’est nul si je dis la quiche, non ? J’adore venir dans l’Est. J’adore Strasbourg, j’adore Nancy. Je trouve que la place Stan est sublime, je trouve que c’est une des plus belles places de France. J’adore à chaque fois venir en Lorraine. Ah si, on venait à Strasbourg pour la promo d’un film, et je me rappelle Tarek avait voulu pécho une meuf à Strasbourg. C’était assez drôle, il l’avait emmené dans un coin pour faire son romantique. J’en garde ce souvenir, ça m’avait bien fait rire.

Tarek : Indépendamment de ma volonté, je pense à la choucroute, parce que mon producteur depuis hier ne me parle que de ça. Ah mince, la choucroute c’est en Alsace ! Bon ben alors si c’est pas choucroute, je pense à couscous ! (Rires)

🍿 Le pitch

Yassine, jeune étudiant marocain vient à Paris faire ses études d’architecture avec un visa étudiant. Suite à un événement malencontreux, il rate son examen, perd son visa et se retrouve en France en situation irrégulière. Pour y remédier, il se marie avec son meilleur ami. Alors qu’il pense que tout est réglé, un inspecteur tenace se met sur leur dos pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un mariage blanc…

Au cinéma le 25 octobre 2017
Un film de : Tarek Boudali
Avec Tarek Boudali, Philippe Lacheau, Charlotte Gabris, Nadege Dabrowski (Andy), David Marsais, Philippe Duquesne, Julien Arruti

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3 réactions

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