Starbucks à Nancy : du plébiscite à la réalité

✏️ Audrey 10 juin 2017
Starbucks à Nancy : du plébiscite à la réalité

Des mois que les inconditionnels de la marque expriment à tout-va sur les réseaux sociaux leur besoin de caféine, de latte et de refresha. Des semaines que les réseaux sociaux s’affolent depuis l’annonce de l’ouverture imminente du premier salon de l’enseigne en Lorraine. C’est chose faite, et même bien faite !

En ce vendredi soir, où le soleil peine à traverser les nuages, le quartier Saint-Georges est en effervescence et bouillonne d’impatience. Vigile en costume et lunettes noirs à l’entrée, la visite du salon tout neuf n’est réservé, pour le moment, qu’à quelques chanceux… dont je fais partie !

L’ancien magasin Mexx est méconnaissable : l’esprit de la marque est présent mais est décliné différemment comme dans chacun des 25 000 salons à travers le monde. La verrière d’origine n’a pas bougé, tout comme les escaliers en fer forgé qui laissent, avec leurs volutes, le charme des pierres anciennes se mêler avec le choix des nouveaux matériaux.

Le plus du Salon de Nancy ? Une fois par mois, le dimanche, sera organisé un atelier d’initiation à la dégustation du café. Une bonne façon d’en apprendre plus sur les techniques qui se rapprochent franchement de l’œnologie. Cet atelier sera géré par la pétillante Yasmine : entretien avec une spécialiste de l'arabica.

Yasmine, tu es « coffee-master » chez Starbucks Nancy. Quel est ton parcours ?

Je vais avoir 25 ans, je suis arrivée chez Starbucks par chance. Je travaillais auparavant chez Lush. Pour tout vous dire, je n’aimais pas du tout le café avant cela. J’ai poussé la porte avec mon CV, mon enthousiasme et mon dynamisme. J’ai eu un entretien avec Tom, le directeur de Strasbourg, mon profil lui a plu par rapport à mes ambitions. Je connais Starbucks depuis 2008, mon premier café a été à Shanghai. J’ai une vraie histoire avec la marque mais au delà du café, on est une équipe mais on se considère aussi comme une famille.

Il y a une éthique commune entre Lush et Starbucks. Le premier pour sa défense des tests sur les animaux et la seconde pour son implication dans ses collaborations avec les producteurs de café.

C’est vrai que je n’ai pas fait le rapprochement tout de suite. Pour moi, Starbucks c’était du café et une grosse firme mais c’est aussi pour cela que j’ai voulu évoluer au sein de Starbucks. J’aime l’humanitaire et faire attention à l’empreinte écologique, et je pense que c’est ce qui a fait que ça a « matché ».

Que faut-il faire pour devenir « Coffee Master » ?

J’ai travaillé pendant 3 mois d’arrache-pied, de 9h à 21h. Je ne faisais que des dégustations, parce qu’être coffee master c’est un peu comme une licence version café. Il faut connaître l’histoire, la géographie, les méthodes de torréfaction, les différences Starbucks, le procédé de culture. C’est quelque chose de très poussé !

Aujourd’hui, tu es capable de décrypter et de deviner n’importe quel café de la gamme Starbucks. Est-ce aussi le cas pour les autres cafés ?

J’ai essayé, mais j’arrive uniquement à les dénoter. Le problème c’est qu’avec les autres cafés, il n’y pas cette méthode de torréfaction propre à eux même comme c’est le cas chez Starbucks. On a une qualité de café qui est nettement supérieure, et qu’on ne retrouve pas forcément dans les autres cafés.

 

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