Rencontre avec Malo’

✏️ Audrey 30 juin 2017
Rencontre avec Malo’

La mèche au vent et la guitare en bandoulière, Malo’ n’est pas sans faire penser à son ami Vianney. Une comparaison qui, quand on lui en parle, le fait sourire mais qui s’arrête là ! Il serait bien trop facile de le cantonner à une comparaison, aussi flatteuse soit-elle.

Malo’ n’est plus un débutant malgré son jeune âge, et le lancement de son album, vendredi dernier, devant un parterre de 23 000 personnes, en est la preuve. Si Jean-Louis Aubert le lance sans aucune hésitation devant un public conquis à la cause des Insus, c’est bien parce qu’il sait que son choix est judicieux.

Il le prouve, d’ailleurs, avec les belles collaborations aux crédits de son album “Be/Être” comme Charlie Winston, Pierre Guimard, JL Aubert ou encore Albin de la Simone. Et si tu penses avoir déjà entendu parler de lui c’est que tu n’as pas pu échapper à son duo avec Noa Moon, “Paradise”, tube de l’été de 2013.

Avec ses inspirations anglo-saxonnes, il livre un album punchy, positif et plein de poésies non sans rappeler Keane ou Coldplay (« My Half »). Un artiste prometteur qui devrait visiter très bientôt les coulisses rouges de L’Autre Canal… Rencontre avec Malo' après son showcase au Forum de la Fnac Nancy, au lendemain du concert des Insus.

"On m’avait dit en arrivant à Nancy que le public était super chaleureux, et je n’ai pas été déçu !"

 

Tu as fêté la sortie de ton album « Be/Être », le 23 juin dernier, devant plus de 23 000 personnes, en première partie des Insus, dans l’amphithéâtre du Zénith de Nancy. Ça fait quoi ?

C’était un moment magique, hors du temps et inoubliable. Il n’y avait pas mieux pour sortir un album. C’est jamais évident de faire une première partie, on m’avait dit en arrivant à Nancy que le public était super chaleureux, et je n’ai pas été déçu !

Tu as des supers collaborations, notamment avec Charlie Winston, John Stone - père d’Angus & Julia -, Jean-Louis Aubert. Comment ont eu lieu ces rencontres ?

J’étais scolarisé à la Barrenjoey High School, une école à Avalon, à côté de Sydney, et en fait, le père d’Angus et Julia Stone était mon professeur là-bas. Je suis arrivé en cours d’année, je faisais des concerts à droite à gauche, et comme c’est un petit village, il est passé me voir un soir en me disant : Viens chez moi pour boire un thé !

Je ne savais pas de qui il était le père, parce que là-bas on appelle tout le monde par son prénom, même son banquier ! C’est quand je suis arrivé chez lui que j’ai vu le disque de platine sur les murs. J’étais un peu seul en Australie, j’y suis allé pour rencontrer ma mère et c’est un peu devenu comme mon deuxième papa. Il a su m’apaiser quand j’étais dans des phases de remises en question et il m’a redonné confiance en moi pour continuer à faire de la musique.

Y a eu un enchaînement du destin assez incroyable, Jean-Louis avait écouté « The Old Way », on s’est super bien entendu, il m’a proposé de bosser avec lui ; J’ai aussi fait un duo avec Noa Moon et en tournant, j’ai pu rencontrer Charlie Winston, il m’a invité à Londres. On a collaboré sur nos albums mutuels. Je me suis laissé le temps de faire cet album.

« Be/Être » est le premier album à sortir en « physique » mais il y a eu un autre album sorti en digital avant cela. Tu peux m’en dire plus ?

Effectivement ce n’est pas mon premier album puisque le premier, je l’ai fait dans ma chambre, en Australie, c’était “The Old Way”. J’ai tout fait avec juste un micro, et c’est grâce à cela que j’ai pu me faire remarquer en France, et y revenir pour signer à 18 ans.

J’ai sorti mon album en autoproduction, je faisais ma promo en Australie où j’ai eu un très bel accueil, rien de très successful. Ça prenait très bien autour de Sydney, j’ai eu des propositions pour signer là-bas. C’est grâce à la mise en avant sur Deezer que j’ai été repéré ici, c’est pour ça que je suis revenu m’installer en France.

Tu te livres beaucoup dans cet album où tu parles de ta vie et de ton vécu, notamment sur « I Believed »...

Je ne voulais pas faire une chanson “baddante”, la vie ça peut changer du tout au tout. Je vois plus cette histoire entre mes parents comme une lueur d’espoir et je voulais rendre cette chanson joyeuse. Je suis heureux dans ma vie aujourd’hui, je fais ce que je veux et ce que j’aime, c’est le message que je voulais communiquer à ceux qui ont aussi eu une enfance difficile. S’ils écoutent cette chanson, je veux qu’ils se disent que tout n’est pas perdu, qu’on peut continuer à avancer et être ce que l’on est. Dans “The Old Way”, c’était plus comme un album pilote, je me cherchais un peu dans ce que je composais. Je me suis donné à fond dans celui-là, je pense que je ne serai pas aussi personnel dans les albums futurs

C’est un peu comme une thérapie ?

J’avais besoin de mettre ça au clair, souvent les mots ne marchent pas forcément sur les gens, peut-être que les chansons marchent mieux pour faire passer des messages. Ça a été ma thérapie, même si cette situation-là ne représente pas tout l’album non plus, c’est deux chansons. Le reste représente plus la culture que j’ai eue, à être né en France et à avoir grandi en Australie.

Tes projets ?

La tournée avec mes musiciens, dans le Sud, cet été, et dans toute la France à partir de septembre avec une première date au théâtre Les Étoiles à Paris, le 27 septembre.

promo : Andrew Whitton

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2 réactions

🌸 Léa Paci : Interview - Hep la vosgienne ! 6 juillet 2017 - 19 h 57 min

[…] des gens pour qui ça représente une porte d’entrée. Je trouve génial que des artistes comme Malo, Juliette Armanet, Alma, Vianney, Tibz chantent de la pop variété française, et l’assument […]

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🌸 Léa Paci : Interview de adolescente pirate + concours - Hep la vosgienne ! 10 juillet 2017 - 11 h 25 min

[…] des gens pour qui ça représente une porte d’entrée. Je trouve génial que des artistes comme Malo, Juliette Armanet, Alma, Vianney, Tibz chantent de la pop variété française, et l’assument […]

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