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Katia Astafieff, la petite blonde aventureuse5 min read

Elle est petite, blonde et aventureuse. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Katia Astafieff. Une description originale pour une femme qui l’est tout autant. Elle qui a fait le choix de partir avec son sac à dos, seule, pour explorer le monde sans tomber dans les clichés des attrapes touristes. C’est grâce à cela qu’elle a pu découvrir des coins de la planète quasi inconnus de tous et y faire des rencontres surprenantes. À travers son dernier livre, cette passionnée du monde nous emmène dans le Grand Nord, pas celui du Père Noël mais celui notamment du peuple aborigène des Samis.

Rencontre avec Katia, lors de son passage au Hall du livre de Nancy, le 14 février dernier, pour la sortie de son dernier livre “Comment voyager dans le grand nord quand on est petite, blonde et aventureuse”


Il s’agit de votre deuxième livre sur le voyage après “Comment voyager seule quand on est petite, blonde et aventureuse“. Comment est venue l’idée des livres « Comment voyager… » ?

Je voyage beaucoup, depuis un certains temps. J’ai eu l’occasion de visiter une cinquantaine de pays. Pour le premier livre, j’avais envie de trouver une approche originale pour parler de voyage. Ma caractéristique, c’est de voyager seule. À l’époque du premier livre, il n’y avait rien pour les femmes qui voulaient voyager seule, c’est comme cela qu’est né l’angle d’écriture de mes livres. J’ai eu l’idée du titre un peu rigolo qui a donné les déclinaisons pour les chapitres un peu accrocheurs.

Le premier livre était sur l’ensemble de vos voyages, pourquoi choisir de ne parler que du Grand Nord ?

Oui, le premier regroupait mes voyages à travers une quarantaine de pays : le Panama, l’Afrique du sud, la Chine, la Russie. Les gens préfèrent le soleil, moi ma préférence va pour le Nord. J’aime les pays chauds pour le côté culture et végétations mais j’ai un peu de mal avec la chaleur. Le Grand Nord a ce côté revigorant, j’y aime les paysages grandioses. La Laponie par exemple, fait partie des plus beaux paysages que je n’ai jamais vus.

On découvre dans votre livre, qu’il y a 4 Laponie…

Alors en fait, la Laponie c’est une région mais à cheval sur quatre pays. Je parle des 3 que j’ai pu visiter. J’avais déjà tellement de choses à raconter que je n’avais pas envie d’aller en Suède juste pour ça !

Sur les trois que vous avez pu visiter laquelle a votre préférence ?

Tout est tellement différent que c’est difficile à dire ! Cela va aussi dépendre des saisons,  La Finlande en hiver c’est tellement beau. Je caricature aussi un peu la touriste dans le Grand Nord qui fait du chien de traineaux.

Le fait de voyager seule dans des coins peu, voire pas, touristiques vous a aussi amené à des situations cocasses comme avec l’interrogatoire russe...

Les gens qui vont en Russie se rendent à Moscou, Saint-Pétersbourg. C’est vrai qu’il y a des régions où il est difficile de se rendre, il y a peu de touristes et ils se demandaient vraiment ce que je fabriquais là. Il y a des zones militaires où l’on n’avait pas le droit d’aller pendant longtemps. Les gens sont très accueillants même si au premier abord ils ont l’air un peu rustres.

La réaction des douaniers russes ne doit pas être la seule, est-ce que les gens sont surpris de voir une femme voyager seule ?

Dans certains pays, oui. En transsibérien, par exemple, quand j’ai dit que je me rendais en Chine, seule, les gens me demandaient « pourquoi vous allez en Chine seule ? ». Eux se déplacent par nécessité, pour aller voir de la famille ou pour aller travailler, mais sinon, ne voyager que pour voyager cela leur semblait surprenant.

Vous partez en voyage loin des grandes villes touristiques, comment vous organisez vous avant votre départ ?

Ça dépend. Des fois c’est lors d’un voyage que je réfléchis déjà au suivant. Pour la Finlande, par exemple, je voulais faire du chien de traineaux dans le Jura et en réfléchissant je me suis dit qu’il était plus simple d’aller en faire dans le Nord. Si je voyage comme cela, c’est surtout pour découvrir le monde comme il est et pas comme c’est écrit dans les guides. J’ai envie de voir la vraie vie des gens ! J’ai vu un film de vampires dans le Grand Nord, quoi de plus normal !

Vous visitez aussi des musées, lequel est d’après vous le plus surprenant ?

Ce n’est pas ma priorité en voyage mais il y a parfois des musées intéressants. À Saint-Pétersbourg, il y a le plus grand musée d’histoire naturelle du monde. C’est assez à l’ancienne mais il y a une quantité incroyable de bestioles, c’est assez impressionnant !

Votre prochain voyage ?

Je pars aux États-Unis en avril, j’ai juste un billet pour Boston, une fois sur place je verrai bien. C’est un voyage plus tranquille parce que pour le dernier, j’ai fait un mois de randonnée seule dans des coins très reculés au Canada. Faire du camping avec les ours, c’était une autre histoire !

Si vous pouviez partir tout de suite dans votre endroit préféré. Ce serait où ?

Difficile de choisir tout est tellement différent mais la Laponie je pense. Les fjords, regarder la nuit, attendre le soleil désespérément.

Comment voyager dans le Grand Nord quand on est petite, blonde et aventureuse

Katia Astafieff • Éditions du trésor

224 pages – 17,00€

Comment voyager dans le Grand Nord quand on est petite, blonde et aventureuse

1 Comment

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    Interview pour Hep la Vosgienne – Katia ASTAFIEFF
    21 mai 2020 at 12 h 38 min

    […] Katia Astafieff, la petite blonde aventureuse […]

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